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LAboratoire de Psychologie
Sociale et COgnitive

UMR 6024 UCA-CNRS
L'étude de la cognition depuis ses bases cérébrales jusqu'à sa régulation sous l'influence de l'environnement social

DERNIÈRES PUBLICATIONS
Lüders, A., Urbanska, K., Wollast, R., Nugier, A., & Guimond, S. (2021). Bottom-up Populism : How relative deprivation and populist attitudes mobilize leaderless anti-government protest. Journal of Social and Political Psychology, 2021, Vol. 9(2), 506–519, doi : 10.5964/jspp.7349
Goudeau, S., Sanrey, C., Stanczak, A., Manstead, A., & Darnon, C. (2021). Why lockdown and distance learning during the COVID-19 pandemic are likely to increase the social class achievement gap. Nature Human Behaviour. doi : 10.1038/s41562-021-01212-7
Darnon, C., Sommet, N., Normand, A., Stanczak, A., & Désert, M. (in press) Orientation Politique et Soutien à l’Innovation Pédagogique : Qui Sont les Plus Réfractaires ? / Political Orientation and Support for Pedagogical Innovation : Who Resist the Most ? L’Année Psychologique / Topics in Cognitive Psychology.
SÉMINAIRES
18/11/2021 – Serge CAPAROS

Percevoir la forêt ou les arbres : Impact de l’exposition urbaine sur le biais perceptuel. (Amphi Collomp, 10h30-12h00)

25/11/2021 – Vincent PICHOT

Analyse de la variabilité RR : Méthodes et applications. (Amphi Collomp, 10h30-12h00)

ÉVÉNEMENTS
Soutenance de thèse de Dounia Lakhzoum : Semantic organisation and generalisation mechanisms of abstract concepts

Jeudi 16 décembre 2021. Soutenance de thèse de Dounia Lakhzoum (LAPSCO, CNRS, UCA) à 14h30, en salle 404.

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18/11/2021 – Serge CAPAROS

par Ludovic FERRAND - publié le , mis à jour le

Percevoir la forêt ou les arbres : Impact de l’exposition urbaine sur le biais perceptuel.

Date : 18 novembre 2021
Heure : 10h30 - 12h00
Lieu : Amphi Paul Collomp

Résumé

On imagine souvent que la perception humaine est déterminée avant tout par l’architecture biologique du cerveau humain, et qu’elle est identique à travers lieux et cultures. Ainsi, on a longtemps pensé qu’à l’âge adulte tous les êtres humains au développement typique présentent un biais perceptuel global, percevant « la forêt » (c’est-à-dire le tout) avant de percevoir « les arbres » (c’est-à-dire les détails qui composent le tout ; Navon, 1977). Pourtant, des résultats récents montrent que ce biais varie d’une culture à l’autre, et remettent en cause son universalité. Les Himba, une culture traditionnelle vivant dans le nord de la Namibie, semblent percevoir les éléments locaux avant de percevoir la forme globale. L’origine de cette différence entre occidentaux et Hima reste à élucider. Nos données récentes, collectées dans plusieurs pays (Namibie, Rwanda, France, Royaume-Uni), chez des adultes mais aussi des enfants de 5 à 15 ans, montrent un lien étroit entre exposition urbaine et biais perceptuel. Une exposition même brève et occasionnelle aux environnements urbains promeut un biais perceptuel plus global. De plus, nos données suggèrent que l’impact des milieux de vie sur le biais perceptuel est médié par un processus attentionnel, et qu’il intervient tôt dans le développement de l’enfant. Bien que les mécanismes sous-jacents à l’impact des milieux de vie sur la perception et l’attention restent encore largement à explorer, nos données confirment la plasticité des processus perceptifs et attentionnels et leur forte sensibilité à l’environnement de vie.

Conférenciers

Serge CAPAROS (Université Paris 8)

En collaboration avec Karina J. Linnell (Goldsmiths University of London, UK), Jan de Fockert (Goldsmiths University of London, UK), Andrew Bremner (University of Birmingham, UK), Isabelle Blanchette (, Université Laval, Canada) & Jules Davidoff (Goldsmiths University of London, UK).